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Gestion du pâturage

Pour être favorable à la biodiversité de la prairie, le pâturage doit obéir à certains impératifs. Les agriculteurs doivent dès lors prendre en compte différents aspects comme la charge en bétail, la date de pâturage ou la limitation du recours aux antiparasitaires.

La charge en bétail

La charge en bétail représente l’intensité de pâturage à un moment donné, c’est-à-dire le nombre de bêtes par hectare de prairie sur une période donnée. Celle-ci a une influence indéniable sur le milieu en général et sur la faune et la flore en particulier. En effet, si la charge est trop élevée, les bêtes auront rapidement consommé la végétation, rejeté des quantités importantes de déjections et impacté le couvert végétal suite au piétinement. C’est ce qu’on appel le « surpâturage ». Une faible charge en bétail permet l’entretien des prairies en limitant l’influence que pourrait avoir les bêtes sur le milieu.

Une méthode agro-environnementale est dédiée aux agriculteurs s’engageant à maintenir des faibles charges en bétail (Mae 7 « Faible charge en bétail »).

L’utilisation d’antiparasitaires

Les antiparasitaires (vermifuges) sont souvent utilisés de manière préventive. On observe ainsi un surtraitement du bétail par certains agriculteurs. Hors, ces produits peuvent être nocifs pour l’environnement. Souvent, ils se retrouvent dans les déjections des animaux et nuisent alors à certains insectes comme les bousiers. La raréfaction de ces insectes et leur contamination par les antiparasitaires ont un effet boule de neige sur leurs prédateurs (oiseaux, chauves-souris).

Des alternatives à ces traitements existent, elles passent par exemple par une gestion différente des troupeaux ou une diminution des produits de la famille des ivermectines.

 

Faible charge en bétail

© ER

Pâturage extensif

© ER

Bousier

© CVG