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Les arbres têtards

Avec leur tronc trapu n’atteignant pas plus de 4 mètres et leurs branches hirsutes s’élevant vers le ciel, les arbres têtards peuplent notre paysage depuis l’époque gallo-romaine. L’allure étrange de ces saules (mais aussi charmes et frênes) est induite par une taille spécifique. On élague les branches toujours au même niveau pour provoquer des rejets hors de portée du bétail, ce qui crée des boursouflures et des crevasses par cicatrisation.

Autrefois utilisés pour stabiliser les berges et pour la production de fourrage, de perches, d’osier et de bois de chauffage, les arbres têtards ont peu à peu perdu leur utilité économique. Cependant ces arbres, souvent âgés, offrent une possibilité extraordinaire d’accueil pour la faune sauvage. Les cavités des « têtards » sont en effet habitées par quantité d’insectes, d’oiseaux cavernicoles voire de chauves-souris.

Si cela n’a pas été fait depuis longtemps (10 à 20 ans), entretenir les vieux arbres têtards est une priorité car l’arbre est susceptible de basculer ou de se fendre sous le poids de ses branches. De nouvelles plantations (il suffit de planter une branche de saule après la chute des feuilles pour qu’un arbre pousse) sont également à favoriser. La taille est à pratiquer tous les 3 à 8 ans en fonction de la vigueur de l’arbre et doit toujours être effectuée au même niveau.

 

Cavités dans un tronc d’arbre têtard

© SR

Entretien d’un vieil arbre têtard

© GRAE

Mare Dohain

© SR

© GRAE